Manifeste
On nous divise,
J’ai beaucoup réfléchi aux questions préoccupantes auxquelles nous faisons face collectivement. Nous pensons, ou on nous fait croire que nous défendons des causes différentes.
Mais pour moi, je vois des points communs.
Que nous parlions de la vie chère, de la guerre, des riches, d’immigration, de l’hôpital, de l’école, de sécurité, de l’écologie, du patriarcat, de violences ; nous parlons d’injustice.
Nous parlons de la lutte contre l’idée, qu’une nation, un peuple, une race, un genre ou une espèce ait le droit, de dominer, de contrôler, utiliser et exploiter un autre en toute impunité.
Je pense que nous sommes devenus très déconnecté du monde naturel et beaucoup d’entre nous, ce dont nous sommes coupables, c’est d’une vision du monde égocentrique.
La croyance que nous sommes au centre de l’univers.
Nous pénétrons dans le monde naturel et le pillons pour ses ressources.
Nous nous sentons en droit, d’inséminer artificiellement une vache. Et quand elle met bas, nous lui volons sont petit. Même si ses cris de détresse sont sans équivoque.
Nous pensons que c’est normal. Je trouve ça dingue ce qui se passe. On est comme des fous tous les jours, au travail, à produire, à consommer, à polluer, à la guerre, le tout avide d’argent. Mais sommes-nous heureux ? Sommes-nous fort ? Sommes-nous en bonne santé …?
Notre monde moderne n’est pas normal. C’est un monde où savoir identifier la nourriture, les insectes et les arbres fait de vous un passionné de nature. Où voyager dans tous les pays du monde avant de mourir est considéré comme plus fructueux que de s’enraciner solidement dans une communauté autour de chez soi. Où il est plus étrange de rester assis sans rien faire que de naviguer sans but sur son téléphone.
Où l’eau potable des ruisseaux est un souvenir si lointain qu’on oublie qu’elle a existé. Où la lenteur est synonyme de paresse et où manger de la vraie nourriture est considéré comme un régime. C’est un monde où porter des chaussures à la forme de ses pieds ou vivre sans chaussures est perçu comme radical.
Mes réflexions m’ont révélé à quel point j’avais normalisé, sans le savoir, des choses modernes étranges. Car lorsqu’on découvre qu’une chose aussi basique que le 9h-17h ne nous convient peut-être pas, on peut commencer à remettre en question bien d’autres choses. Notre monde moderne n’est pas normal.
Mais là n’est pas vraiment le problème. Le problème, c’est que nous le pensons.
Ce qui relie toutes ces luttes, c’est un système : un capitalisme dérégulé, fondé sur l’exploitation des humains, des non-humains et de la planète. Un système qui ne connaît que la croissance, le profit et la compétition.
Je suis en colère.
Je suis en colère parce que j’ai grandi dans une école qui m’a appris à obéir, pas à comprendre. À rester assis quand j’avais besoin de courir. À réciter ce qui ne me parlait pas. À mépriser ce que j’aimais. Et aujourd’hui, je me retrouve à ne presque rien savoir, ou à croire que ce que je sais ne vaut rien.
Je suis en colère parce que j’ai vu le métro-boulot-dodo, les bullshit jobs, les métiers vides de sens, et ceux essentiels vidés de moyens. Le travail qui vole la vie. La retraite comme dernière promesse d’un peu de paix. Et les gens qui répètent que « ça crée de l’emploi » comme si c’était la seule boussole.
Aujourd’hui, on travaille pour avoir un statut, une reconnaissance sociale. Pour survivre. Pour se permettre quelques plaisirs entre deux épuisements. Mais le travail pourrait être un outil pour satisfaire nos besoins collectifs, de manière parcimonieuse, avec le moins de ressources naturelles et le moins de sueur humaine possible. On en est à un point où il faut toujours faire plus, pour faire tourner une machine qui n’a plus de sens. La paresse est devenue un acte de rébellion. Le temps libre est devenu suspect. La lenteur, une faute morale.
Et pendant ce temps, certains se tuent à la tâche. Pas pour s’épanouir, mais parce qu’ils n’ont pas le choix. Ils sont payés au lance-pierre, enfermés dans des hangars, des centres commerciaux, des chaînes logistiques invisibles ou des fermes d’écrans. On leur répète « qu’il n’y a pas de sous-métiers », phrase inventée par ceux qui ne les font jamais. Et parfois, la seule chose qu’ils ont à défendre, c’est un CE sympa ou une bonne politique de télétravail. Dans un monde plus juste, chacun tournerait sur les tâches ingrates, pour que personne ne les porte à vie. Chacun pourrait explorer ce qu’il aime, parce que la vie est une aventure unique et précieuse.
On avance comme dans un rêve. Sans recul. Sans se demander pourquoi on fait des enfants, pourquoi on travail, pourquoi on a que le week end pour se détendre. On le fait parce que tout le monde le fait.
On vit dans une société qui valorise la parentalité, mais refuse de la soutenir. On nous pousse à faire des enfants, puis on nous laisse seuls, perdus, accablés. Certain parlerons même d’un : « réarmement démographique ». Mais dans quel monde ? Pour qui ? Pour quoi ?
Je suis en colère parce qu’on fait croire aux hommes que leur boulot vaut plus que leurs enfants. Parce qu’on dévalorise les tâches ménagères, qu’on les féminise pour mieux les invisibiliser. Parce que les femmes portent la charge mentale, émotionnelle et domestique. Ce système a volé aux pères leur lien avec leurs enfants et à privilégier la domination. Il a mis les femmes à genoux, et enfermé les hommes dans l’illusion d’un pouvoir qu’ils paient en tendresse perdue. C’est un vol. Un immense vol d’amour, de soin, de présence, de douceur.
Je suis en colère parce que je vois les chaînes d’info, les médias vendus, les réseaux qui abrutissent, les narrations qui tournent en boucle — pendant qu’on continue de détruire le monde sans jamais raconter ce qu’il faudrait.
Aujourd’hui si on ne suit pas les médias, on est pas informé; mais si on les écoute, on est mal informé. Un des effets long terme de trop d’informations, c’est le besoin de toujours être le premier, même plus de dire la vérité !
Je suis en colère parce que notre démocratie est une vitrine. Parce que notre agriculture est un poison. Parce que la bouffe est morte, et qu’on appelle ça du progrès.
On nous vend une démocratie, mais elle est creuse : nos choix sont limités, nos voix diluées, nos représentants déconnectés. Ce n’est pas la démocratie, c’est sa façade. Un théâtre qui maintient l’illusion d’un pouvoir populaire pendant que les décisions se prennent ailleurs – dans les conseils d’administration et les chambres de lobbying.
Le capitalisme et la démocratie représentative, telle qu’elle fonctionne aujourd’hui, se tiennent par la main. L’un gouverne au nom du marché, l’autre lui sert de vitrine. Ensemble, ils rendent le changement structurel presque impossible. Et pendant que l’on débat d’identité, de mérite ou de pouvoir d’achat, ils continuent de creuser les inégalités, de détruire les écosystèmes, de fragmenter les solidarités.
Je suis en colère contre les guerres, déclenchées par des hommes qui ne prennent jamais les armes, qui envoient d’autres mourir pour leurs intérêts. Contre le colonialisme qui pillent les ressources, étouffent les cultures, déplacent des peuples entiers pour enrichir les puissants. Tout cela continue, habillé de traités, d’investissements, d’aides humanitaires, pendant qu’on vole des vies entières.
Je suis en colère parce que je vois les rivières empoisonnées, les forêts rasées, les déchets partout, les sols stériles et les espèces écrasées pour des profits que personne ne voit jamais, sauf quelques milliardaires.
Je suis en colère contre le mensonge organisé. Contre le lobbying qui tord la vérité, la fabrique du doute orchestrée depuis des décennies pour qu’on hésite, qu’on ne sache plus qui croire. On nous disait que le tabac ne tue pas, que le plomb n’est pas dangereux, que le glyphosate est sans danger. Chaque fois, des experts payés pour semer le doute, pendant que la vérité agonise. Aujourd’hui, c’est le climat, la santé mentale, les pesticides, les perturbateurs endocriniens. On ralentit la prise de conscience pour préserver les profits. Voilà comment on freine une société entière.
Ce système protège les puissants. Quand un ministre part dans le privé, on appelle ça du pantouflage. Quand un industriel dicte la loi à un parlementaire, on appelle ça du lobbying. Quand une multinationale détruit une région entière, on parle de croissance. Et quand un citoyen se révolte, on l’appelle radicalisé. On vit dans un monde où la fraude est légale pour les riches, et punie pour les pauvres. Où les médias, les grandes entreprises et les gouvernements sont dans le même lit, pendant qu’on nous demande de trier nos déchets.
Même la médecine est devenue un symptôme du système. On traite les douleurs, mais on ne cherche plus les causes. On multiplie les prescriptions, mais on ferme les yeux sur les pesticides, la pollution, le stress chronique, les aliments morts. On soigne les maladies créées par un mode de vie absurde. Aujourd’hui, ce sont les industries pharmaceutiques qui dictent la norme. Ce n’est plus la santé qu’on soigne, c’est le marché.
L’économie, au départ, c’était fait pour économiser. Pour organiser la satisfaction des besoins avec le moins de travail et de ressources possibles. Mais on a tout inversé. Maintenant, on crée des besoins artificiels pour justifier une production absurde. On multiplie les tâches inutiles pendant que les vrais besoins sont négligés. Le travail est devenu une fin, au lieu d’un moyen. On ne mesure plus la richesse en bien-être, mais en croissance. C’est ça, le cœur du problème.
À quoi bon travailler 40 heures par semaine si c’est pour payer des gens à garder nos enfants ? Pour qu’on nous prépare à manger, qu’on nettoie nos maisons, qu’on nous livre ce qu’on n’a pas le temps de chercher ? Ce qu’on appelle « confort », c’est souvent juste le reflet d’un monde qui nous prive de temps. Travailler pour que d’autres fassent ce qu’on n’a plus l’espace de faire nous-mêmes… Ce n’est pas du progrès. C’est une chaîne sans fin.
Et je suis en colère contre ceux qui me disent : “Tu ne changeras pas le monde tout seul”, “Tu t’épuises pour rien”, “Redescends sur Terre”. Comme si eux n’étaient pas aussi prisonniers. Où ceux qui pensent que se battre c’est “finir avec des dreadlocks”, “retourner à l’âge de pierre” ou “vivre dans une ZAD”.
Comme si ce n’était pas précisément ce genre de résignation qui alimente la machine. Il suffirait pourtant d’un petit mouvement, ensemble.
Moins d’écrans. Plus de liens.
Moins de consommation. Plus d’apprentissages. Ça commence là.
Et pourtant… On ne fait rien. Ou si peu. Pourquoi ? Par peur ? Par fatigue ? Par habitude ? Pourquoi laisse-t-on faire ? Pourquoi laisse-t-on la violence gouverner ? Parce qu’au fond, on la croit légitime ? Inévitable ? Elle est déjà là. Dans nos corps usés. Dans nos esprits accablés. Dans les injustices quotidiennes. Est-ce que c’est la seule règle ? Est-ce qu’on accepte vraiment ça comme horizon ? Peut-être qu’il est temps de se poser ces questions. Vraiment. Et d’y répondre, ensemble.
Et quand on devient parent, c’est encore plus difficile. Parce qu’on veut bien faire. On veut protéger.
Mais comment se battre quand on est à bout ?
Quand nos journées sont rythmées par le travail, les devoirs, les repas, les soins, le sommeil en retard ? On nous répète qu’il faut « faire attention à nous pour nos enfants », mais ce monde lui-même est un danger. Alors on se sent piégé. Entre la peur de l’avenir et le manque de temps. Qui peut se permettre de prendre des risques quand on a des enfants à nourrir ? Comment initier un changement de société profond avec si peu d’espace pour respirer ?
Ceux qui dominent le savent. Ils parient sur notre découragement.
Notre monde n’est pas fait pour les enfants. Il ne l’est pas non plus pour les minorités. Il est construit par et pour ceux qui dominent.
Et ils s’étonnent ensuite que tant d’êtres s’y sentent mal.
Je suis seul.
Tout le monde travaille autour de moi. Tout le monde avance dans un monde que je ne comprends plus. Je cherche, je tourne, je cale. Même parler est difficile. Même avec ceux que j’aime.
J’ai des idées. Plein. Mais jamais assez bonnes, jamais assez fortes. J’ai déjà essayé. J’ai échoué. Et maintenant je doute de tout, même de moi.
Et pourtant, je suis encore là.
Je suis fatigué des influents qui dénoncent, mais ne s’engagent jamais. Qui évitent les vrais sujets pour ne pas froisser leurs sponsors. Qui théorisent pendant que le monde brûle. Je suis fatigué des luttes qui s’ignorent entre elles, alors qu’elles ont tant en commun. On prône la démocratie, mais on n’arrive même pas à s’écouter. On est en train de perdre ce qu’on avait gagné, car on soigne les symptômes sans jamais s’attaquer à la cause. Il est temps de regarder la source du problème en face.
Il ne s’agit plus seulement de signer des pétitions ou de battre le pavé. Ça, c’est le début. Mais aujourd’hui, chaque victoire écologique et sociale s’effondre déjà. Parce qu’on ne s’attaque pas à la racine. Le système reste intact. Et il écrase tout.
On ne changera pas tout en dehors du système. Il faudra le traverser. Le retourner. Le transformer de l’intérieur, sans se laisser avaler.
Certain parlent de liberté. Mais leur liberté, c’est celle de polluer sans limites, d’exploiter sans remords, de dominer sans débat. Leur liberté, c’est le silence imposé aux scientifiques, aux associations, aux minorités. Leur liberté, c’est l’enfermement des autres.
Ce n’est pas la vraie liberté.
J’en vois beaucoup qui militent, chacun de leur côté. Chacun avec son plan, son combat, ses chiffres, son langage. Mais tout est lié. L’écologie, le travail, le féminisme, la démocratie, la santé, l’agriculture, l’éducation… Ce ne sont pas des cases. Ce sont des visages d’un même problème. Et chaque lutte veut parfois rallier les autres à sa cause. Mais si on ne fait que tirer la couverture à soi, on reste seul dans le froid. Il faut unir nos forces, vraiment. Apprendre à coopérer, à croiser nos regards, à bâtir une stratégie collective. Pas pour se ressembler, mais pour avancer ensemble.
Pour ça, il va falloir apprendre à s’écouter. Vraiment. Pas juste attendre son tour pour parler. Mais écouter activement, même si ça pique, même si on n’est pas d’accord. Parce qu’on part d’endroits différents, mais on arrive souvent aux mêmes besoins : de sécurité, d’amour, de liberté, de lien, de respect. Sans écoute sincère, on s’épuise à se battre les uns contre les autres, au lieu d’affronter ce qui nous détruit tous. L’écoute, c’est difficile. C’est inconfortable. Mais c’est la première brique d’un monde juste.
Tous les jours, on demande : « ça va ? » Mais s’intéresse-t-on vraiment aux réponses ? Sommes-nous prêts à écouter ce qui fait mal ? À entendre ce qui déborde ?
On parle de gauchiste, d’écolo ou de wokiste. Drôle de cases dans lesquelles on a rangé ceux qui aiment assez la vie pour se battre pour elle, ceux qui préfère l’art, la musique, l’aventure plutôt que passer des heures à produire devant des écrans.
Si c’est ça, alors je suis fier d’être du mauvais côté.
Je refuse de donner 8h de ma vie par jour pour pouvoir vivre 2h et un week end.
Il y a des élans, des mouvements qui tracent le bon chemin. Des gens qui s’organisent, qui gagnent des victoires. Mais ce n’est pas suffisant. Il faut qu’on se lève, qu’on unisse nos forces. Maintenant.
Il y a des gens qui se battent. Et ils le font avec le sourire. Avec de la musique, des partages de savoir, des mains dans la terre, des cercles de parole, des ateliers d’entraide. Ce n’est pas juste de la lutte, c’est de la vie retrouvée. L’esprit d’équipe, la chaleur humaine, le plaisir d’agir ensemble : c’est ça aussi, résister.
Dans ces mouvements, dans ces villages, ces chantiers participatifs, ces forêts protégées, ces quartiers en transition, j’ai vu des gens rire plus fort, manger mieux, dormir plus sereinement. J’ai vu de la lumière dans leurs yeux. Et je me suis dit : voilà ce que pourrait être notre monde.
Je sais que ce n’est pas facile. On est tous pris dans l’engrenage. Écrasés de responsabilités, de culpabilité, de manque de temps. C’est précisément pour ça que je veux me battre : pour que chacun puisse s’engager à son échelle, avec ses moyens, sans s’épuiser. Et sentir que ça compte.
On nous a appris que si on travaille moins, on ne pourra plus « vivre ». Mais c’est faux. Ce qu’on appelle “vivre”, souvent, c’est juste survivre : payer ses factures, ses abonnements, ses crédits, ses vacances chronométrées. Et recommencer.
Pourtant, il existe d’autres chemins. Des villages s’organisent pour partager les outils, mutualiser les trajets, produire leur énergie. Des collectifs relocalisent l’alimentation, fabriquent leurs meubles, réparent plutôt que jeter. Des villes testent la gratuité des transports, des jardins partagés fleurissent en bas des immeubles.
En réduisant le gaspillage, en sortant de la logique du “toujours plus”, on libère du temps, de l’attention, de l’espace. On recrée du lien. On vit mieux. Moins de croissance ne veut pas dire moins de joie, bien au contraire.
Beaucoup tremblent dès qu’on parle de fin du capitalisme. Ils imaginent des bougies, des charrettes, un retour à l’âge de pierre. Mais ce n’est pas ça. Un monde après le capitalisme, ce serait un monde de coopération. De dons, de réciprocité, de volontariat, d’entraide. Ce serait organiser la vie autour de ce qui compte vraiment : la nourriture, l’habitat, l’amitié, la création, la santé. Des coopératives qui répondent aux besoins réels, pas aux profits d’actionnaires invisibles. Travailler moins, mais mieux. Produire moins, mais utile. Retrouver du temps pour être. Pour créer, prendre soin, partager. Ce serait un monde plus doux, pas plus dur. Plus libre, pas moins.
Je ne sais pas exactement ce qu’il faut faire. Je ne suis pas plus intelligent qu’un autre. Mais je sais qu’on a besoin de faire avancer ceux qui ne s’en croient pas capables. Et que chacun y gagne quelque chose : un souffle, un sens, une place.
Qui n’a jamais rêvé d’avoir plus de temps pour lire, pour flâner, pour ne rien faire sans culpabiliser ? D’avoir des après-midi sans stress, des soirées entre ami·es sans penser au lendemain, des journées où on peut juste être, ensemble ?
Qui n’a pas envie de faire la sieste sous un arbre, d’aller à l’étang du coin sans se presser, de se sentir bien dans son corps, entouré de gens qui comptent ? D’habiter un quartier avec des fleurs, des arbres, de l’ombre l’été, des rires dans les rues au lieu du vacarme des moteurs ?
Tout cela est possible. Ce n’est pas une utopie. C’est un futur que nous pouvons bâtir si nous osons l’imaginer, ensemble. Et cela ne veut pas dire renoncer à faire la fête, à être en bonne santé, à avoir un chez-soi. Au contraire. Cela veut dire choisir la vie.
Tout est lié. Et on ne s’en sortira pas séparément. On n’a pas besoin de héros solitaires. On a besoin de villages, de collectifs, de cercles. On n’a pas besoin d’une vérité unique. Mais d’un mouvement uni. Un mouvement qui embrasse la complexité, qui accepte de ralentir pour s’écouter. Qui ne cherche pas la perfection, mais le progrès humain. La vie n’est pas un business. C’est une œuvre collective. Alors avançons. Ensemble.
Moi, je veux plus de paresse, plus d’adrénaline, d’escalade, de piano, de chant, de bivouac, de danse, de canoë, d’acrobaties. Je veux plus de feu, plus de jeu, plus de rires et de lenteur. Je veux une vie vivante. Une vie qui déborde, pas une vie qui rentre dans les cases.
Je veux construire, pas colmater. Je veux aider à faire tomber ce système, pas juste le réparer. Je veux un vrai futur, pas une promesse à crédit. Et je ne veux plus être seul à le vouloir.
Maintenant, passons à l’action. Ensemble.
PS : J’ai honte de ne pas avoir su écrire ce texte seul. Ce manifeste, c’est un mélange de mes idées, de mes colères, de mes élans. Mais c’est ChatGPT qui m’a aidé à poser les mots. J’ai juste réécrit, retouché, rassemblé.
Parfois, je me suis aussi permis de reprendre les mots juste de Camille Etienne, Cyril Dion, Wim Hof, Edgar-Yves, Julia Kerninon, Denzel Washington, Timothée Parrique, Joaquin Phoenix et Seth Hughes , je les en remercie.
Ce que je sais, c’est que je veux vivre autrement. Et qu’on ne peut pas attendre qu’on le fasse à notre place.